« nin me car-ra ud dalla ed-a
munus zid me-lem gur-ru ki aj an urac-a »
Dans l’odyssée du monde, il y a un nom que l’on a oublié, celui du premier écrivain.
La conquête prométhéenne du feu littéraire a commencé près d’Uruk au pays de Sumer. L’argile s’est mis à parler, à relater des histoires de signes et de terre.
Puis vint un être différent des autres. Un individu qui par un simple geste a changé le cours du monde. En apposant sa signature au bas de ses écrits, il a chahuté le temps, dompté le verbe.
Il répondait au doux nom d’Enheduanna et c’était une femme. Fille du grand Sargon, prêtresse de la lune, Enheduanna était aussi poétesse. Elle aimait adresser des homélies enflammées à sa déesse Inanna, parler de ses sentiments, de ses rêves.
Une part de merveilleux sommeillait en elle. Une part qu’elle nous a transmis et qu’il nous incombe de faire vivre et virevolter.
L’écouter et la lire:
http://www.atour.com/history/4000BC/20110927a.html
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