Elle a les cheveux bleus comme dans la vie d’Adèle, sauf qu’elle, c’est Aaliya, une âme vénérable et récalcitrante d’origine beyrouthine.
Aaliya aime lire, traduire sans trahir, réfléchir, et l’opacité de son appartement citadelle.
Aaliya a le coeur caillou, lourd de souvenirs belliqueux.
Ogresse, elle se gargarise de papier, inexorablement.
Aaliya vient de loin, d’un monde crépusculaire, à des années-lumière.
Elle rêve d’une vie sismique, en demi-teinte, un peu comme nous.
Sa vie est comme une feuille, immensément fragile, éprise d’éternité.

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