Imaginez.
Vivre en haut d’une colonne tel un baron perché. Regarder les nuées toujours se rapprocher. Circonscrire son monde à quelques mètres carré. Telle est l’odyssée de Saint-Siméon. L’homme-phare en quête de lumière divine. Juché à 17 mètres du sol, cet ascète syrien a décidé de vivre hors du monde, là haut, tout là haut dans un monde à portée de rien. Et pourtant, il restera trente ans sur son promontoire jusqu’à sa mort en 459. S’ensuivra la construction d’une basilique aujourd’hui inaccessible pour cause de guerre. Alors, la prochaine fois que vous vous sentirez un peu oppressés par la pollution ambiante, songez à ce touche étoile si près du ciel azur.
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Le lieu: A 36 kilomètres d’Alep, un chapelet de ruines empli de quiétude. C’est le monastère de Saint-Siméon ou du moins ce qu’il en reste. Edifié autour de la fameuse colonne, le sanctuaire compte pas moins de 4 basiliques. Il est classé au patrimoine mondial.
A voir, à défaut de pouvoir s’y rendre: les archives photographiques de Gertrude Bell.
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