Après avoir tenté le sumérien, l’ourdou, l’arabe, je me suis finalement mise au turc, il y a trois mois.
Astreint à la règle de l’harmonie vocalique, le turc est truffé de mots aux sonorités ludiques et joyeuses. Mon préféré: MUTLU ( prononcer moutlou), qui signifie heureux et BOREK ( parce que c’est un met délicieux, surtout quand il est fourré au fromage).
L’avantage: l’alphabet est le même que le nôtre, à quelques exceptions près. La plupart des mots ne nous évoquent rien donc il faut s’accrocher. C’est la bonne vieille métaphore de la charpente, tant qu’elle n’est pas consolidée, elle reste branlante.
Ma méthode: Apprendre un maximum de vocabulaire. Memrise pro m’a beaucoup aidée. Il y a un mode révision rapide pour les shootés à l’adrénaline. Un peu de Duolingo pour saupoudrer le tout, que je trouve plus difficile d’accès. L’idéal, avoir un prof sur Italki, Superprof, Kelprof…
Après un mois, me voilà partie pour Stamboul, en mode Pierre Loti. Et étonnamment, les mots vin rouge, fromage et patate se sont bien vite imprimés dans ma mémoire. Avec le niveau de syntaxe d’un enfant de six mois, je me suis fait comprendre partout: dans les taxis, les restos, les toilettes, les ruelles.
Alors un turc méga basique en un mois, clairement, c’est possible. A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire !
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