Vous la connaissez la maison jaune. C’est cette maison criblée de balles, toute ratatinée, couleur pain pita, située sur l’ancienne ligne de démarcation.
L’air qu’on y respire est différent d’ici. C’est celui de la poudre, des snipers, de la guerre.
Depuis peu, et après bien des péripéties, elle est devenue musée. Notre préféré à Beyrouth. Photos à l’appui.
  • Ressenti: Intense. C’est l’un des rares témoignages encore visible de la guerre du Liban. Voué à la démolition, ce lieu de mémoire a été sauvé par une activiste passionnée, Mona El Hallak. L’annexe moderne est consacrée à des expositions. Quant à la partie ancienne, elle est dénudée, dépouillée, vide. Quelques notes de musique accompagnent la visite, décuplent l’émotion déjà vive. On y croise des portes démembrées, des murs ravagés, des marches démantibulées. Et l’ombre des snipers.
  • Expos: L’une d’elles a d’emblée retenu notre attention, The Mario’s project. Mario est l’individu, tombé dans les limbes, qui tenait une échoppe d’impression photographique en bas de la maison. Dans les ruines de celle-ci, des négatifs ont été retrouvés, des clichés imprimés, des vies ressuscitées. Ce projet vise à connaitre l’identité des personnes photographiées, à dresser un inventaire de l’histoire du studio, de l’immeuble, de la ville.
  • L’immeuble: Prouesse architecturale, joyau de pierres, l’immeuble Barakat a été construit dans les années 20, par un architecte de renom pour la famille éponyme. Doté d’ailes de géant, il peut de nouveau voguer sur la place Sodeco avec confiance et superbe.

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